dimanche 16 mars 2014

La fête de Mahâ Shivarâtri

 
Mahâ Shivarâtri est une grande fête célébrant l'anniversaire du Seigneur Shiva (dieu de la destruction pour une meilleure reconstruction, donc en gros, le dieu de la remise en question), au cours de laquelle, la coutume est de jeûner et de veiller toute la nuit, en accomplissant des pûjâ (cérémonie d'offrande et d'adoration qui vise à rendre hommage à une divinité).

La légende de cette cérémonie parle d'un pauvre homme, grand dévot du Seigneur Shiva, qui cherchait du bois de chauffage, dans une sombre forêt. Lorsque la nuit tomba, il ne retrouva pas son chemin pour rentrer chez lui. Dans la nuit il entendit le cri des tigres, ce qui l'effraya, il grimpa dans l'arbre le plus proche, pour être en sécurité en attendant le lever du soleil. Pour ne pas s'endormir, il cueillit les feuilles de l'arbre, et les laissa tomber à terre en chantant le nom de Shiva. Les premiers rayons de soleil apparurent, et l'homme se rendit compte que les feuilles étaient tombées sur un "Shiva Linga" (pierre dressée, souvent d'apparence phallique, représentation classique de Shiva) qui se trouvait au pied de l'arbre. Cet acte inconscient, plu au Seigneur Shiva, qui écarta les tigres et bénit ce pauvre homme.

Cette histoire serait racontée toutes les nuits de Mahâ Shivarâtri.
 
Plusieurs milliers d'hindous viennent donc sur le site de Pashupatinah (dont on vous a déjà parlé) pour vénérer ce dieu Shiva. La file d'attente est interminable et les gens piétinent patiemment durant des heures jusqu'au temple.

                                                   L'entrée du site et le guide "local'
 
 
 
 
 Plus que quelques mètres avant l'entrée du temple.
 
 

Il s'agit d'une fête très importante chez les hindous et l'occasion pour des centaines de sadhus venant de tout le Népal et d'Inde, d'hononer le dieu Shiva. C'est également le seul jour où il est autorisé de fumer le cannabis et beaucoup ne s'en privent pas d'ailleurs...
 
Quelques sympathiques sadhus... 
 


 
 Pour certains l'abus de cannabis va laisser des traces !!



 
 

 Vendeurs de rue... 
 
 
 
 
Tout cela nous avait ouvert un peu l'appétit alors pourquoi ne pas se laisser tenter par quelques saveurs bien épicées du coin ?

Cà, c'est avant de goûter.......Vous noterez le sourire quelque peu crispé !!!
 
Non, blague à part, bien que très épicé, ce mélande de graines et légumes à la sauce piquante, n'était pas si mal que ça.

mardi 11 mars 2014

La grande fête du momo

 
 
Chaque année se déroule à Katmandou la "Momo Mania", une grande fête qui met le Momo à l'honneur...

Le momo est un ravioli originaire du Tibet, cuit à la vapeur ou à l'eau. Son nom, qui signifie « 8 » en tibétain, vient du fait que les momos sont souvent servis au nombre de huit.

C'est aussi devenu un mets traditionnel du Népal.

Il est confectionné à partir d'un carré de pâte à base de farine de blé, farci de légumes et d'un hachis de viande de yak ou de bœuf, agrémenté de poivre du Sichuan, d’ail, d’oignon, de gingembre, de cumin et de coriandre. Cette farce peut varier à l'infini selon les recettes familiales. Ils sont servis accompagnés en général de sauce piquante composée de divers piments.

Équivalent tibétain du thali des Indiens, le momo est tout à la fois nourrissant et peu onéreux. Il fait office de nourriture de rue rapide et traditionnelle, mais aussi de plat de fête et de réunions familiales.


Après s'être acquitté d'un droit d'entrée, pas moins d'une vingtaine de variétés de momo nous étaient proposés et le tout à volonté...
Et nous ne nous sommes pas fait prier pour tous les déguster : végétarien, hallal, en soupe, frit, à la vapeur, au fromage, au poisson, à la viande ou au chocolat...

                                                                       
 
Cette fête attire plusieurs milliers de népalais sur toute la journée lesquels peuvent participer à divers jeux  : le mangeur le plus rapide de momos, la confection du meilleur momo...
 
 

Après cette orgie de momo on va attendre un peu avant d'en manger de nouveau. 
 
N'est-ce pas Sofia ?
 
 
Les filles se sont également régalées des animations proposées sur place.
 
 

Elisa, Dasha, Chloé et Sofia pour la photo souvenir
 
Rendez-vous l'année prochaine !


mercredi 26 février 2014

Visite de Pashupatinah (âmes sensibles s’abstenir)

Alors que nous sommes au Népal depuis plus de 6 mois déjà,  nous avons décidé de visiter l'un des lieux les plus sacrés du pays, Pashupatinah.
Il s'agit d'un centre de pélerinage qui se dresse au bord des eaux sacrées de la rivière Bagmati, à Katmandou. Mais c’est également à cet endroit que se déroulent les crémations.
  
 
 
                                  
Pashupatinah est l’un des multiples noms du grand dieu Shiva. Si le site est vénéré depuis des temps très anciens, les bâtiments actuels, œuvre de Pratap Malla, datent du 18ème siècle. L’histoire dit que ce raja  accomplit un acte de piété suite à un crime. Il comprit la gravité de son comportement et pour l’expier, fit une retraite de 3 mois à Pashupatinah et s’occupa à agrandir et enrichir généreusement le sanctuaire.
       
                             
 
                             
 
Lors de notre venue nous avons eu la chance d'assister à une cérémonie haute en couleurs,  où participent chaque année des dizaines de femmes descendues d'un village.
 


Au cours du mois népalais de falgun (février ou mars), les fidèles affluent à Pashupatinah de tout le Népal et d’Inde pour célébrer l’anniversaire de Shiva. A cette occasion des centaines de sadhus (ascètes hindous qui ont théoriquement renoncé à toutes les attaches de la vie matérielle pour se consacrer à la recherche spirituelle) viennent pratiquer divers rituels et fumer de drôles de substances…



 
 
Cependant, ceux qui sont présents à l'année sur le site, sont davantage des attractions à touristes que de vrais sadhus. Et ils n'hésitent pas à monnayer chèrement leurs prestations photographiques...
 
Comme on vous l'indiquait un peu plus haut, ce site est également le plus important lieu de crémation du Népal.
Selon le rite hindou la crémation doit avoir lieu dans les 24 heures qui suivent le décès. Les corps sont orientés vers le Nord en direction de l’Himalaya, berceau des dieux. Lorsque le père décède c’est le fils ainé qui allume le bûcher, et lorsqu’il s’agit de la mère ce rituel est assuré par le fils cadet. Pour se faire, ils se rasent complètement le corps et portent pendant une année des vêtements blancs, signe de deuil. Le défunt, qu’il soit riche ou pauvre est recouvert d’un tissu orange (symbole de paix) et blanc.
Cependant la crémation ne se déroule pas sur les mêmes ghats (plateformes d'incinération) selon le statut social du défunt. La famille royale a son propre ghat, celui situé le plus près du temple. Puis vient celui des "VIP" et enfin les autres ghats pour le reste de la population.
Etape préalable à l'incinération : le défunt est porté sur les bords de la Bagmati, où on lui lave les pieds. Dans la religion hindou, il s'agit de la partie du corps considérée comme la plus sale et qui doit donc être purifiée.
  
 
Au pied des ghats, il n'est pas rare d'apercevoir des hommes ou des enfants courbés en train de draguer la rivière à la main, les défunts étant incinérés avec leurs bijoux, censés les purifier.
  
 Ou encore certains, ramasser les restes de bûches. 
Aux abords du site, se dressent une multitudes d'échoppes très colorées, qui vendent tout un tas d'articles religieux et offrandes diverses.